L'égarement dans lequel se trouvaient les arabes avant l'Islam
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
D'après Moujahid, Qays Ibn As Sa'ib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Ma famille m'a envoyé (1) vers leurs divinités (2) avec un récipient dans lequel il y avait du beurre et du lait. (3)
Ils m'avaient interdit de manger le beurre par crainte de leurs divinités.
Alors, un chien est venu. Il a mangé le beurre, a bu le lait puis a uriné sur l'idole (4) qui était Assaf et Naïla ». (5)
Haroun (6) a dit : À l'époque, dans la Jahiliya, lorsqu'un homme voyageait il prenait avec lui quatre pierres : trois pour sa marmite (7) et la quatrième qu'il adorait. Il éduquait son chien (8) et tuait son enfant. (9)
(Rapporté par Darimi dans ses Sounan n°3 et authentifié par Cheikh Muhammed Soubhi Hallaq dans sa correction de Sounan Darimi p 12)
(1) C'est-à-dire dans la Jahiliya, la période de grande ignorance qui a précédé l'Islam.
(2) C'est-à-dire leurs idoles.
(3) C'est-à-dire comme offrande pour ces idoles.
(4) Comment une idole qui n'est pas capable d'empêcher un chien de lui uriner dessus peut-elle mériter d'être adorée ?
(5) Il s'agit des noms des deux idoles vers lesquelles il avait été envoyé.
(6) Il s'agit de Haroun Ibn Mou'awiya, un des hommes de la chaîne de transmission de ce texte.
(7) C'est-à-dire qu'il faisait du feu, plaçait les trois pierres autour du feu et posait sa marmite sur les pierres.
(8) C'est-à-dire pour lui apprendre à chasser, à protéger sa demeure ou à garder les troupeaux.
(9) À l'époque de la Jahiliya, les arabes tuaient leurs enfants, et en particulier leurs filles, surtout s'ils n'avaient que peu de moyens financiers.
عن مجاهد عن قيس بن السائب رضي الله عنه أن أهله بعثوا معه بقدح فيه زبد ولبن إلى آلهتهم
قال : فمنعني أن آكل الزّبد لمخافتها
فجاء كلب فأكل الزبد وشرب اللبن ثمّ بال على الصّنم وهو أساف ونائلة
قال هارون : كان الرجل في الجاهلية إذا سافر حمل معه أربعة أحجار ثلاثة لقدره والرّابع يعبده ويربّي كلبه ويقتل ولده
(رواه الدارمي في سننه رقم ٣ وحسنه الشيخ محمد صبحي حلاق في تحقيق سنن الدارمي ص ١٢)